26.01.2007

Billet de Louis Léon. "Non au gigantisme"

Comme beaucoup d'agriculteurs finistériens, je ne suis pas ou plus syndiqué. Le risque est grand de ne pas se sentir concerné par les élections à la Chambre d'agriculture, de laisser aux seuls adhérents des organisations syndicales le soin de désigner celles et ceux qui auront la charge de représenter pendant 6 ans tous les acteurs de la "Ferme Finistère".

Notre dynamisme, encouragé par les services techniques de la Chambre, a permis d'acquérir un savoir-faire reconnu, parfois même jalousé, tout au long de ces quarante dernières années. Mais, si nous comparons le nombre d'inscrits dans le collège "exploitants" (environ 11 000) à celui des "anciens exploitants" (environ 33 000), nous devons nous poser certaines questions, comme par exemple :

- Comment maintenir les valeurs rurales qui sont les nôtres avec de moins en moins d'agriculteurs ?

- Comment entretenir le bocage demain ? et les fonds de vallée ?

- Comment répondre aux attentes de la société en matière d'environnement ?

- Comment partager la vie de nos communes avec une population nouvelle ?

- Comment espérer dégager un revenu ?...

 

Le gigantisme ne peut pas répondre à ces questions. Le mécanisme de la concurrence, avec des pays qui n'ont ni contrainte environnementale ni contrainte en matière de législation du travail, ne peut pas y répondre davantage. Pire, cela peut même conduire au pillage des pays en développement.

Si nous voulons que dans ce département les agriculteurs soient reconnus sur des valeurs de travail, de service à la collectivité, de respect de la nature, d'aide à l'intégration de nouveaux ruraux et si nous voulons vivre de notre métier, alors nous devrons remplacer une culture d'affrontement avec l'administration et les environnementalistes par la concertation et les respect des autres.

Nous devons refuser le gigantisme qui ne profitera qu'à quelques-uns et, surtout, nous devons voter et faire voter Solidarité et force paysanne.

25.01.2007

UDSEA. Des valeurs partagées par bon nombre d'agriculteurs.

Pour que vous connaissiez mieux. Nos valeurs fondamentales.

Nous prenons appui sur nos valeurs et bâtissons des projets pour que les agriculteurs du Finistère regagnent leur vraie place dans la société.

Fiers de notre métier d’utilité publique
• Garder les emplois paysans sur le territoire ;
• nourrir les hommes et produire des aliments sains et de qualité pour tous ;
• habiter, vivre, travailler au pays, sur notre territoire / terroir ;
• garder un lien physique à la terre et à la vie animale et végétale ;
• adopter le métier et mode de vie de notre choix, chez nous, pour nous ;
• gérer en responsabilité totale une exploitation, un capital, l’environnement ;

Répondre aux enjeux du XXI ème siècle
• Préserver des dégâts collatéraux occasionnés par l’agriculture « industrielle » (ex : ESB) ;
• mettre en place des systèmes de production utilisant moins de pesticides, produitsphytosanitaires et polluants de toutes sortes ;
• favoriser le remplacement progressif des sources d’énergie actuelles par d’autres plus propres ;
• nourrir la population demeurera un enjeu majeur.

Solidarité - Répartir les moyens de production
• Favoriser une répartition plus équitable des facteurs de production (foncier, droits à produire, plan d’épandage…) ;
• privilégier l’intérêt collectif à une suite de réussites ou d’initiatives individuelles ;
• retrouver une solidarité entre agriculteurs : entraide, regroupement... ;
• favoriser les échanges d’idées et diffuser gratuitement la connaissance (conseil, information et formation) à tous les agriculteurs.

Solidarité - Faciliter l’installation
• Accompagner les départs et revaloriser la retraite en cas d’installation de jeunes ;
• résister aux logiques d’agrandissement et de concentration ;
• transmettre un outil de production à taille humaine ;
• soutenir et faciliter le parcours d’installation ;
• aider les exploitants en diffi culté et ceux contraints de quitter l’agriculture ;
• favoriser la diversité des modes de production en agriculture.

Une juste rémunération avec des prix
• Favoriser une agriculture sans aides, sans surcoût pour le consommateur ;
• se protéger des importations à bas prix ;
• répartir la valeur ajoutée dans l’environnement local et faire vivre le maximum de personnes du métier en transformant sur place ;
• être rémunéré de nos actions en faveur de la qualité (plus-value sur les produits).

Repères. L'Udsea en quelques mots

Quelques points de repère pour mieux connaître l’UDSEA

UDSEA et Confédération Paysanne
Les valeurs sont pour l’essentiel communes : solidarité, rapprochement de la société civile,citoyenneté…

UDSEA et solidarité
Pour une plus grande solidarité entre agriculteurs, afin qu’un plus grand nombre puisse vivre et travailler dans les campagnes :
- création de Solidarité paysans, pour aider ceux qui sont en difficulté ;
- 3 exploitations agricoles de taille moyenne valent mieux qu’une grande; il s’agit de freiner la course à l’agrandissement des exploitations et à la désertification des campagnes ;
- partage des moyens de production.

UDSEA et ruralité
Les agriculteurs habitent la campagne. Par leur travail, ils entretiennent et donnent vie à l’espace rural. Nous souhaitons que la campagne soit vivante et que nous y vivions en harmonie, créant des liens avec nos voisins non agriculteurs.

UDSEA et esprit citoyen
L’esprit citoyen c’est tout à la fois pour nous créer la richesse, respecter l’environnement, respecter les réglementations, vivre en harmonie avec nos concitoyens.

UDSEA et développement durable
Le développement durable, c’est l’Agriculture paysanne qui embrasse l’agriculture dans sa globalité afin de garder un équilibre terre-animaux, avec bien sûr l’homme au centre de tout cela.L’agriculture industrielle, au contraire, concentre toujours plus.

UDSEA et agriculture biologique
Le monde aura besoin de toutes les agricultures. L’UDSEA milite pour une agriculture plurielle, biologique mais aussi fermière...
La protection de l’environnement est accompagnée d’une conséquence immédiate en termes économiques.

UDSEA et agriculture raisonnée
Le terme peut paraître très sage. Il est aussi et trop raisonnable. Le mouvement est entre les mains des industriels de l’agro-fourniture. Nous pensons qu’il faut aller plus loin, dans la connaissance technique et la compétence agronomique du métier, notamment.




Attention, envois de la poste incomplets !

Attention !

Certains d'entre vous n'ont pas peut-être pas reçu la totalité du "matériel de vote" : 3 bulletins et 3 professions de foi, soit 1 pour chacune des listes en présence (Solidarité et force paysanne pour l'UDSEA), ainsi que 1 enveloppe bleue à adresser à la préfecture après l'avoir signée.

Si l'un de ces éléments venait à vous manquer et que vous estimez n'avoir pas les éléments pour voter, vous pouvez appeler l'UDSEA à Quimper (Tel 02 98 52 48 29) ou la Chambre d'agriculture ou encore la Préfecture.

Pour plus de facilité à identifier votre secteur de distribution par la poste, veuillez également indiquer le numéro qui figure sur l'enveloppe de couleur marron que vous avez reçue avec les éléments nécessaire au vote.

Rappel : vous avez jusqu'au 31 janvier minuit pour faire valider votre vote.

22.01.2007

Invitation à la ferme. Jacques Gouiec, producteur laitier

Denière opération "Ferme ouverte"

L'UDSEA ouvre les portes de ses exploitations et invite ceux qui le souhaitent à appréhender sur le terrain le réalisme de ses propositions. L'occasion aussi d'échanger, de partager des expériences ou des réflexions sur le métier et le savoir-faire...

La présidente du syndicat, Joelle HUON, également tête de liste pour les élections à la Chambre d’agriculture à la fin de ce mois est heureuse, au nom de l’ensemble des candidats de vous inviter à la “ferme ouverte”, organisée mercredi 24 janvier de 14h à 16h, sur l’exploitation de l’un des membres de la liste Solidarité et force paysannne.

medium_Jacques_Gouiec.jpgC’est l’exploitation de Jacques Gouiec à Mellac (quartier le Rouas, route de Bannalec), qui sera le lieu de cette rencontre. Installé en Gaec avec un tiers, Jacques Gouiec vous fera partager l'enthousiasme qui l’anime et expliquera comment il vit sa vie d’agriculteur, producteur de lait.
L’exploitation s’étend sur 95 hectares, en location : 42 hectares en pâtures, 17 hectares en blé, 30 hectares en maïs, 6 hectares de jachère.
La production : 370 000 litres de quotas avec 60 vaches laitières.
Fléchage sur place. Tel 02 98 71 81 96.

Louis Mahé : la Bretagne agricole devra créer de la valeur ajoutée.

Ils étaient plus d’une centaine, agriculteurs et autres, à assister à la présentation par Louis Mahé, professeur à l’Ecole nationale supérieure d’agronomie de Rennes, de ses travaux sur le futur de l’agriculture bretonne. Exposé.

medium_DSCF0037.JPG
2003 constituait une étape importante pour l’agriculture européenne. Le soutien des prix par les aides n’est plus accepté et les restitutions notamment sont déconsidérées. C’est alors que se décide le renforcement du découplage des aides, l’instauration des DPU basés sur les droits acquis, les fameuses « références historiques », l’éco-conditionnalité des aides…
La France n’a pas anticipé la réforme de la PAC qui se dessinait ailleurs en Europe et s’est contentée d’y faire obstacle, ne parvenant pour autant qu’à simplement en freiner les évolutions sur son territoire. Résultat, l’Europe s’est désolidarisée et la France a perdu de son influence politique.

medium_DSCF0042.JPGLes prochaines étapes probables :
- Transformation des DPU sous éco-conditionalité en aides ciblées sur les services rendus. Les paiements ne seront probablement plus assortis de contraintes (pour ne pas faire), mais plutôt incitatifs (pour faire) au contraire.
- Plafonnement individuel (revenu à temps plein). Cela résoudra les énormes disparités actuelles qui ne sont pas politiquement acceptables (cf les 560 structures attributaires de plus de 500 000 euros de DPU chacune).
- Renationalisation du financement de la politique agricole, mais aussi régression du budget agricole européen et attribution d’aides aux productions à services joints

L’avenir de l’agriculture bretonne : continuité ou changement ?
L’avenir de la Bretagne dépendra de sa faculté à développer les productions qui « marchent toutes seules » sans béquilles. Des productions qui créent de la valeur.
L’appareil de production breton est incontestablement performant et s’appuie sur de réelles compétences techniques. Sa spécialisation animale (86% du chiffre d’affaires) est très marquée en comparaison d’autres régions ou pays comparables Pays- Bas (50% du CA); Danemark (70% du CA).
Autres caractéristiques : la prédominance des produits de base de type minerais et la quasi-absence de signes de qualité agricoles. La Bretagne agricole et agroalimentaire souffre d’une faible élaboration de la production et de marques peu développées par rapport à la moyenne française. C’est la région de France où l’on fabrique le plus de produits à marque de distributeurs (MDD) qui ne dégagent que très peu de rente.

Stratégie : 4 axes envisagés
Restaurer la durabilité environnementale :
Quelques exemples : favoriser la liaison au sol (comme c’est le cas au Danemark et aux Pays-Bas), rémunérer les bonnes pratiques de gestion de l’espace rural (cela est rendu possible maintenant par l’éco-conditionnalité), protéger et mettre en valeur les « communs de l’espace rural » (ex. cesser les appropriations des chemins ruraux), faire passer une une part plus importante des aides dans le second pilier…

Revoir l’organisation « industrielle » du cœur de l’appareil :
Ne pas oublier que, sans excédents structurels, la préférence communautaire tire les prix à la hausse. Il sera nécessaire probablement de concentrer l’offre et rééquilibrer la position aujourd’hui dominante de la grande distribution.
Cultiver la différenciation et la protéger par des marques commerciales de renom et des signes de qualité attachés à la région et au secteur permettra de rétrocéder plus de la valeur aux agriculteurs.

Soutenir les expériences (pilotes) de diversification et prises de risques :
Coloniser les niches et aider davantage les prises de risques pour des productions moins conventionnelles : agriculture bio, agriculture fermière, AOC, floriculture, agrotourisme..

Œuvrer à répartir le soutien de la PAC 2003 sur des bases économiques et éthiques défendables, en d’autres termes des services rendus et non des droits acquis par hectare, basés sur le passé.

Louis Mahé évoque en guise de conclusion…
La spécialisation a été un atout du développement de l’agriculture bretonne. Aujourd’hui, la situation s’est fragilisée. Il convient de prendre le virage de la qualité et surtout de la différenciation des productions avec marques et signes de qualité.
Il faudra aussi se préparer à une nouvelle logique de répartition des aides : privilégier la préférence communautaire et appuyer la réorientation des aides vers des fonctions environnementales et territoriales.
Autre révolution culturelle envisagée : la qualité et cadre de vie seront préférés aux performances techniques, à l’agrandissement et aux valeurs patrimoniales.
Certes, la stratégie reposera sur l’éthique et les valeurs de la société, mais il n’en faut pas moins oublier la viabilité économique des projets.

Louis Mahé : la Bretagne agricole devra créer de la valeur ajoutée.

Ils étaient plus d’une centaine, agriculteurs et autres, à assister à la présentation par Louis Mahé, professeur à l’Ecole nationale supérieure d’agronomie de Rennes, de ses travaux sur le futur de l’agriculture bretonne. Exposé.

medium_DSCF0037.JPG
2003 constituait une étape importante pour l’agriculture européenne. Le soutien des prix par les aides n’est plus accepté et les restitutions notamment sont déconsidérées. C’est alors que se décide le renforcement du découplage des aides, l’instauration des DPU basés sur les droits acquis, les fameuses « références historiques », l’éco-conditionnalité des aides…
La France n’a pas anticipé la réforme de la PAC qui se dessinait ailleurs en Europe et s’est contentée d’y faire obstacle, ne parvenant pour autant qu’à simplement en freiner les évolutions sur son territoire. Résultat, l’Europe s’est désolidarisée et la France a perdu de son influence politique.

medium_DSCF0042.JPGLes prochaines étapes probables :
- Transformation des DPU sous éco-conditionalité en aides ciblées sur les services rendus. Les paiements ne seront probablement plus assortis de contraintes (pour ne pas faire), mais plutôt incitatifs (pour faire) au contraire.
- Plafonnement individuel (revenu à temps plein). Cela résoudra les énormes disparités actuelles qui ne sont pas politiquement acceptables (cf les 560 structures attributaires de plus de 500 000 euros de DPU chacune).
- Renationalisation du financement de la politique agricole, mais aussi régression du budget agricole européen et attribution d’aides aux productions à services joints

L’avenir de l’agriculture bretonne : continuité ou changement ?
L’avenir de la Bretagne dépendra de sa faculté à développer les productions qui « marchent toutes seules » sans béquilles. Des productions qui créent de la valeur.
L’appareil de production breton est incontestablement performant et s’appuie sur de réelles compétences techniques. Sa spécialisation animale (86% du chiffre d’affaires) est très marquée en comparaison d’autres régions ou pays comparables Pays- Bas (50% du CA); Danemark (70% du CA).
Autres caractéristiques : la prédominance des produits de base de type minerais et la quasi-absence de signes de qualité agricoles. La Bretagne agricole et agroalimentaire souffre d’une faible élaboration de la production et de marques peu développées par rapport à la moyenne française. C’est la région de France où l’on fabrique le plus de produits à marque de distributeurs (MDD) qui ne dégagent que très peu de rente.

Stratégie : 4 axes envisagés
Restaurer la durabilité environnementale :
Quelques exemples : favoriser la liaison au sol (comme c’est le cas au Danemark et aux Pays-Bas), rémunérer les bonnes pratiques de gestion de l’espace rural (cela est rendu possible maintenant par l’éco-conditionnalité), protéger et mettre en valeur les « communs de l’espace rural » (ex. cesser les appropriations des chemins ruraux), faire passer une une part plus importante des aides dans le second pilier…

Revoir l’organisation « industrielle » du cœur de l’appareil :
Ne pas oublier que, sans excédents structurels, la préférence communautaire tire les prix à la hausse. Il sera nécessaire probablement de concentrer l’offre et rééquilibrer la position aujourd’hui dominante de la grande distribution.
Cultiver la différenciation et la protéger par des marques commerciales de renom et des signes de qualité attachés à la région et au secteur permettra de rétrocéder plus de la valeur aux agriculteurs.

Soutenir les expériences (pilotes) de diversification et prises de risques :
Coloniser les niches et aider davantage les prises de risques pour des productions moins conventionnelles : agriculture bio, agriculture fermière, AOC, floriculture, agrotourisme..

Œuvrer à répartir le soutien de la PAC 2003 sur des bases économiques et éthiques défendables, en d’autres termes des services rendus et non des droits acquis par hectare, basés sur le passé.

Louis Mahé évoque en guise de conclusion…
La spécialisation a été un atout du développement de l’agriculture bretonne. Aujourd’hui, la situation s’est fragilisée. Il convient de prendre le virage de la qualité et surtout de la différenciation des productions avec marques et signes de qualité.
Il faudra aussi se préparer à une nouvelle logique de répartition des aides : privilégier la préférence communautaire et appuyer la réorientation des aides vers des fonctions environnementales et territoriales.
Autre révolution culturelle envisagée : la qualité et cadre de vie seront préférés aux performances techniques, à l’agrandissement et aux valeurs patrimoniales.
Certes, la stratégie reposera sur l’éthique et les valeurs de la société, mais il n’en faut pas moins oublier la viabilité économique des projets.

21.01.2007

UDSEA. Des projets pour les agriculteurs du Finistère

A tous ceux parmi les agriculteurs et leurs proches qui s'interrogent sur l'avenir de l'agriculture, nous, membres de la liste Solidarité et force paysanne, avons des réponses à apporter. Nous avons bâti un projet concret, réaliste. Un projet en opposition radicale avec la politique menée actuellement dans le département. Une politique désastreuse qui contraint chaque année à la disparition de plus de 300 agriculteurs. Plus de 400 départs sont en effet recencés contre à peine 100 installations. A ce rythme, combien d'entre vous seront-ils encore agriculteurs dans 6 ans ?

Cette politique n'est faite que par une poignée d'agriculteurs, très libéraux, pour protéger leurs intérêts. Mais l'immense majorité d'entre vous ne peut évidemment se retrouver dans ces thèses. l'agriculture ne doit pas se faire sans les agriculteurs. Nous ferons tout pour que chacun d'ente vous soit encore exploitant agricole demain et vive bien de son métier. Nous souhaitons pour le Finistère, des campagnes vivantes, peuplées de 10 000 agriculteurs plutôt que 3 000 agrimanagers.

Notre projet  en 6 points :

Répartir et maîtriser le foncier agricole.
Nous sommes pour un renforcement du contrôle des structures afin d’orienter les terres qui se libèrent vers l’installation et les structures les plus modestes. Nous limiterons ainsi la spéculation foncière.

Davantage d’autonomie sur nos exploitations.
Nous sommes pour des agriculteurs indépendants, maîtres de leur exploitation. Nous encouragerons les agriculteurs à renforcer leur autonomie en matière de productions, de conduite d’atelier, d’investissements, de formation... Nous défendons aussi le droit à produire des semences fermières.

Des prix agricoles rémunérateurs.
Nous sommes pour une juste rémunération du travail d’agriculteur par les prix. La maîtrise des volumes de production est en cela bien plus efficace que l’augmentation des capacités de production et la politique de surproduction qui ont déconnecté les prix agricoles des coûts de production.

Dès 2008, 500 euros d’aides PAC par hectare.
Nous sommes pour une répartition des aides selon les principes de justice et d’équité. Tant que la rémunération de nos produits demeure insuffisante, les aides publiques, devenues des aides au revenu, sont indispensables. Nous proposons 500 euros par hecatre pour lers 30 premiers hectares. Dégressivité au-delà. Cette mesure, basée sur l'emploi agricole (aide à l'actif) simplifiera aussi les démarches administratives.

Diversifier la production et transformer localement.
Nous sommes pour une diversification de la production agricole afin de répondre aux besoins des populations locales et régionales et pour relocaliser la transformation de nos produits. Il s’agit de garder la valeur ajoutée et la partager en emplois locaux : agriculteurs, artisans, commerçants, salariés.

Des territoires vivants avec des agriculteurs nombreux.
Nous sommes pour des campagnes vivantes et des politiques de développement local volontaristes. Les agriculteurs sont des acteurs à part entière de la vie économique et citoyenne. Nous ne voulons pas d’une agriculture uniquement gardienne des paysages ou des traditions rurales.

UDSEA. Des projets pour les agriculteurs du Finistère

A tous ceux parmi les agriculteurs et leurs proches qui s'interrogent sur l'avenir de l'agriculture, nous, membres de la liste Solidarité et force paysanne, avons des réponses à apporter. Nous avons bâti un projet concret, réaliste. Un projet en opposition radicale avec la politique menée actuellement dans le département. Une politique désastreuse qui contraint chaque année à la disparition de plus de 300 agriculteurs. Plus de 400 départs sont en effet recencés contre à peine 100 installations. A ce rythme, combien d'entre vous seront-ils encore agriculteurs dans 6 ans ?

Cette politique n'est faite que par une poignée d'agriculteurs, très libéraux, pour protéger leurs intérêts. Mais l'immense majorité d'entre vous ne peut évidemment se retrouver dans ces thèses. l'agriculture ne doit pas se faire sans les agriculteurs. Nous ferons tout pour que chacun d'ente vous soit encore exploitant agricole demain et vive bien de son métier. Nous souhaitons pour le Finistère, des campagnes vivantes, peuplées de 10 000 agriculteurs plutôt que 3 000 agrimanagers.

Notre projet  en 6 points :

Répartir et maîtriser le foncier agricole.
Nous sommes pour un renforcement du contrôle des structures afin d’orienter les terres qui se libèrent vers l’installation et les structures les plus modestes. Nous limiterons ainsi la spéculation foncière.

Davantage d’autonomie sur nos exploitations.
Nous sommes pour des agriculteurs indépendants, maîtres de leur exploitation. Nous encouragerons les agriculteurs à renforcer leur autonomie en matière de productions, de conduite d’atelier, d’investissements, de formation... Nous défendons aussi le droit à produire des semences fermières.

Des prix agricoles rémunérateurs.
Nous sommes pour une juste rémunération du travail d’agriculteur par les prix. La maîtrise des volumes de production est en cela bien plus efficace que l’augmentation des capacités de production et la politique de surproduction qui ont déconnecté les prix agricoles des coûts de production.

Dès 2008, 500 euros d’aides PAC par hectare.
Nous sommes pour une répartition des aides selon les principes de justice et d’équité. Tant que la rémunération de nos produits demeure insuffisante, les aides publiques, devenues des aides au revenu, sont indispensables. Nous proposons 500 euros par hecatre pour lers 30 premiers hectares. Dégressivité au-delà. Cette mesure, basée sur l'emploi agricole (aide à l'actif) simplifiera aussi les démarches administratives.

Diversifier la production et transformer localement.
Nous sommes pour une diversification de la production agricole afin de répondre aux besoins des populations locales et régionales et pour relocaliser la transformation de nos produits. Il s’agit de garder la valeur ajoutée et la partager en emplois locaux : agriculteurs, artisans, commerçants, salariés.

Des territoires vivants avec des agriculteurs nombreux.
Nous sommes pour des campagnes vivantes et des politiques de développement local volontaristes. Les agriculteurs sont des acteurs à part entière de la vie économique et citoyenne. Nous ne voulons pas d’une agriculture uniquement gardienne des paysages ou des traditions rurales.

18.01.2007

Du cidre au pays des Délices

Landeleau, 3 heures d'arrêt.. Déjà célèbre, mondialement (ou presque) par ses crêpes délicieuses*, la petite commune du centre Finistère accroît chaque jour sa notoriété grâce au cidre de Jacky et Soaz Dorval.
Un cidre fermier d'une qualité exceptionnelle que s'arrachent les heureux commerçants, restaurateurs et crêpiers des environs.

Depuis 1990, date à laquelle il s'est installé, Jacques Dorval a développé une activité cidricole sur son exploitation. De 3 000 bouteilles la première année, il en produit désormais 50 000 entre cidre et jus de pomme.


medium_Dorval.jpgSur les 33 hactares que compte l'exploitation, 5 sont consacrés au verger, les 28 autres hectares enherbés pour une production de 90 000 litres de lait.

L'activité de la ferme est aujourd'hui aux deux tiers consacrée à la transformation des pommes du verger. Ce sont 15 variétés de pommes différentes qui entrent dans la fabrication de cidre fermier de tradition, jus de pomme et autre jus de pomme pétillant. Toute la production est écoulée localement, à l'échelle du canton (Carhaix-Chateauneuf..), dans le réseau des professionnels des métiers de bouche ainsi que dans certains magasins de détail. Si la technique est partout identique, le cidre de Landeleau est apparemment plus sec que celui du pays de Fouesnant. Le Terroir ! Avis aux amateurs. Avec modération, toutefois. L'abus d'alcool... vous connaissez la suite.

La production laitière qui génère encore un tiers environ des revenus de l'exploitation a la particularité d'être "saisonnalisée". Fait assez exceptionnel pour être souligné, il n'y a pas de lait produit sur les mois de janvier et février, les vaches n'étant pas traites durant cette période qui est consommatrice du temps de l'exploitant pour la production de son cidre (opérations diverses de macération, pression, mise en cuverie...) qui débute en décembre.

L'exploitation de Jacques Dorval, devenue aujourd'hui principalement productrice de cidre, est un exemple de réussite sur un outil de taille modeste. En faisant le choix de la diversification et de la création sur place de valeur ajoutée, par la transformation, il fait la démonstration - thèse, développée par les candidats de la liste Solidarité et force paysanne - que le territoire finistérien peut permettre à des agriculteurs (nombreux) de bien vivre de leur travail.
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* Crêpes à la marque "Délices de Landeleau"

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