26.01.2007

Billet de Louis Léon. "Non au gigantisme"

Comme beaucoup d'agriculteurs finistériens, je ne suis pas ou plus syndiqué. Le risque est grand de ne pas se sentir concerné par les élections à la Chambre d'agriculture, de laisser aux seuls adhérents des organisations syndicales le soin de désigner celles et ceux qui auront la charge de représenter pendant 6 ans tous les acteurs de la "Ferme Finistère".

Notre dynamisme, encouragé par les services techniques de la Chambre, a permis d'acquérir un savoir-faire reconnu, parfois même jalousé, tout au long de ces quarante dernières années. Mais, si nous comparons le nombre d'inscrits dans le collège "exploitants" (environ 11 000) à celui des "anciens exploitants" (environ 33 000), nous devons nous poser certaines questions, comme par exemple :

- Comment maintenir les valeurs rurales qui sont les nôtres avec de moins en moins d'agriculteurs ?

- Comment entretenir le bocage demain ? et les fonds de vallée ?

- Comment répondre aux attentes de la société en matière d'environnement ?

- Comment partager la vie de nos communes avec une population nouvelle ?

- Comment espérer dégager un revenu ?...

 

Le gigantisme ne peut pas répondre à ces questions. Le mécanisme de la concurrence, avec des pays qui n'ont ni contrainte environnementale ni contrainte en matière de législation du travail, ne peut pas y répondre davantage. Pire, cela peut même conduire au pillage des pays en développement.

Si nous voulons que dans ce département les agriculteurs soient reconnus sur des valeurs de travail, de service à la collectivité, de respect de la nature, d'aide à l'intégration de nouveaux ruraux et si nous voulons vivre de notre métier, alors nous devrons remplacer une culture d'affrontement avec l'administration et les environnementalistes par la concertation et les respect des autres.

Nous devons refuser le gigantisme qui ne profitera qu'à quelques-uns et, surtout, nous devons voter et faire voter Solidarité et force paysanne.

25.01.2007

UDSEA. Des valeurs partagées par bon nombre d'agriculteurs.

Pour que vous connaissiez mieux. Nos valeurs fondamentales.

Nous prenons appui sur nos valeurs et bâtissons des projets pour que les agriculteurs du Finistère regagnent leur vraie place dans la société.

Fiers de notre métier d’utilité publique
• Garder les emplois paysans sur le territoire ;
• nourrir les hommes et produire des aliments sains et de qualité pour tous ;
• habiter, vivre, travailler au pays, sur notre territoire / terroir ;
• garder un lien physique à la terre et à la vie animale et végétale ;
• adopter le métier et mode de vie de notre choix, chez nous, pour nous ;
• gérer en responsabilité totale une exploitation, un capital, l’environnement ;

Répondre aux enjeux du XXI ème siècle
• Préserver des dégâts collatéraux occasionnés par l’agriculture « industrielle » (ex : ESB) ;
• mettre en place des systèmes de production utilisant moins de pesticides, produitsphytosanitaires et polluants de toutes sortes ;
• favoriser le remplacement progressif des sources d’énergie actuelles par d’autres plus propres ;
• nourrir la population demeurera un enjeu majeur.

Solidarité - Répartir les moyens de production
• Favoriser une répartition plus équitable des facteurs de production (foncier, droits à produire, plan d’épandage…) ;
• privilégier l’intérêt collectif à une suite de réussites ou d’initiatives individuelles ;
• retrouver une solidarité entre agriculteurs : entraide, regroupement... ;
• favoriser les échanges d’idées et diffuser gratuitement la connaissance (conseil, information et formation) à tous les agriculteurs.

Solidarité - Faciliter l’installation
• Accompagner les départs et revaloriser la retraite en cas d’installation de jeunes ;
• résister aux logiques d’agrandissement et de concentration ;
• transmettre un outil de production à taille humaine ;
• soutenir et faciliter le parcours d’installation ;
• aider les exploitants en diffi culté et ceux contraints de quitter l’agriculture ;
• favoriser la diversité des modes de production en agriculture.

Une juste rémunération avec des prix
• Favoriser une agriculture sans aides, sans surcoût pour le consommateur ;
• se protéger des importations à bas prix ;
• répartir la valeur ajoutée dans l’environnement local et faire vivre le maximum de personnes du métier en transformant sur place ;
• être rémunéré de nos actions en faveur de la qualité (plus-value sur les produits).

Thème 4 : La baisse du nombre d'exploitants est-elle inéluctable ?



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21.01.2007

UDSEA. Des projets pour les agriculteurs du Finistère

A tous ceux parmi les agriculteurs et leurs proches qui s'interrogent sur l'avenir de l'agriculture, nous, membres de la liste Solidarité et force paysanne, avons des réponses à apporter. Nous avons bâti un projet concret, réaliste. Un projet en opposition radicale avec la politique menée actuellement dans le département. Une politique désastreuse qui contraint chaque année à la disparition de plus de 300 agriculteurs. Plus de 400 départs sont en effet recencés contre à peine 100 installations. A ce rythme, combien d'entre vous seront-ils encore agriculteurs dans 6 ans ?

Cette politique n'est faite que par une poignée d'agriculteurs, très libéraux, pour protéger leurs intérêts. Mais l'immense majorité d'entre vous ne peut évidemment se retrouver dans ces thèses. l'agriculture ne doit pas se faire sans les agriculteurs. Nous ferons tout pour que chacun d'ente vous soit encore exploitant agricole demain et vive bien de son métier. Nous souhaitons pour le Finistère, des campagnes vivantes, peuplées de 10 000 agriculteurs plutôt que 3 000 agrimanagers.

Notre projet  en 6 points :

Répartir et maîtriser le foncier agricole.
Nous sommes pour un renforcement du contrôle des structures afin d’orienter les terres qui se libèrent vers l’installation et les structures les plus modestes. Nous limiterons ainsi la spéculation foncière.

Davantage d’autonomie sur nos exploitations.
Nous sommes pour des agriculteurs indépendants, maîtres de leur exploitation. Nous encouragerons les agriculteurs à renforcer leur autonomie en matière de productions, de conduite d’atelier, d’investissements, de formation... Nous défendons aussi le droit à produire des semences fermières.

Des prix agricoles rémunérateurs.
Nous sommes pour une juste rémunération du travail d’agriculteur par les prix. La maîtrise des volumes de production est en cela bien plus efficace que l’augmentation des capacités de production et la politique de surproduction qui ont déconnecté les prix agricoles des coûts de production.

Dès 2008, 500 euros d’aides PAC par hectare.
Nous sommes pour une répartition des aides selon les principes de justice et d’équité. Tant que la rémunération de nos produits demeure insuffisante, les aides publiques, devenues des aides au revenu, sont indispensables. Nous proposons 500 euros par hecatre pour lers 30 premiers hectares. Dégressivité au-delà. Cette mesure, basée sur l'emploi agricole (aide à l'actif) simplifiera aussi les démarches administratives.

Diversifier la production et transformer localement.
Nous sommes pour une diversification de la production agricole afin de répondre aux besoins des populations locales et régionales et pour relocaliser la transformation de nos produits. Il s’agit de garder la valeur ajoutée et la partager en emplois locaux : agriculteurs, artisans, commerçants, salariés.

Des territoires vivants avec des agriculteurs nombreux.
Nous sommes pour des campagnes vivantes et des politiques de développement local volontaristes. Les agriculteurs sont des acteurs à part entière de la vie économique et citoyenne. Nous ne voulons pas d’une agriculture uniquement gardienne des paysages ou des traditions rurales.