12.01.2007

Les pêcheurs à pied rejoignent l'Udsea

medium_Raymond_Le_Goff.jpgRaymond Le Goff, pêcheur à pied professionnel, 52 ans, de Plonéour-Lanvern.

Le Finistère est le premier département côtier de France avec près de 800 Km de côtes sur 118 communes littorales (pour un total de 283 communes). Les activités du milieu littoral sont en relation très étroites avec ce qui se passe sur le milieu terrestre.

Nous sommes des paysans de la mer, et nous sommes confrontés, comme tous les autres acteurs du secteur primaire aux évolutions de la société. Pêcheur à pied professionnel, je cotise à la MSA (Mutualité Sociale Agricole) et suis inscrit comme actif agricole sur les listes électorales de la chambre d’agriculture. Tout comme les ostréiculteurs, les parqueurs, les cueilleurs d’algues, les mytiliculteurs…
Je gagne ma vie en arpentant, par tous les temps (ou presque), les côtes pour ramasser des coquillages que je revends ensuite.

La profession est confrontée à des problématiques qui ressemblent étrangement à celles des "paysans terrestres".
Nous subissons aussi la mondialisation dans les échanges commerciaux, nous avons des contraintes environnementales et réglementaires et, tout comme les paysans de la terre, nous avons un développement du schéma productiviste comme modèle de société. A ces problèmes se rajoutent des problèmes spécifiques au milieu maritime comme notamment la pression du foncier, la concurrence dans l’occupation du milieu public maritime et, pas des moindres, la dégradation des milieux naturels du fait des activités terrestres. Nous sommes aussi parfois accusés, à tort, de dégrader les écosystèmes et les ressources naturelles.

Notre économie littorale a perdu plus des trois quart de ses acteurs économiques en 20 ans, par reconversion ou arrêt d’activité faute de repreneurs. Au nom de l'udsea et de la liste solidarité et force paysanne, je m'en fais aujourd'hui le défenseur. C'est une composante essentielle de l’attractivité du domaine côtier qui par ailleurs favorise les échanges entre urbains, rurbains et ruraux, quand sur les marchés ou à la ferme les produits de la mer côtoient les produits de la terre.

Nous voulons être représentés dans les instances qui décident de ce que sera notre avenir, et pour appeler les voix de tous les paysans de la mer qui traditionnellement ne votent que très peu à ces élections.

Yvon Pouliquen, producteur laitier, bien dans sa peau et sur son exploitation

L’UDSEA dans les campagnes
Visite du Gaec du Stivel (Saint-Thégonnec)

medium_Yvon_POULIQUEN.jpgYvon Pouliquen, 50 ans, vice-président de l'UDSEA. producteur de lait à Saint-Thégonnec (50 Vaches laitières, 50ha)

Les frères Pouliquen, installés au Herlan à Saint-Thégonnec, ont ouvert jeudi 11 janvier les portes de leur exploitation Une cinquantaine de personnes étaient présente. L’occasion pour l’hôte, vice-président de l’UDSEA du Finistère de faire appréhender concrètement sur le terrain le réalisme et l’efficience des idées qu’il défend dans le syndicat. Une exploitation gérée avec efficacité et rentabilité. Et un état d’esprit moderne.
« Nous avons choisi ce modèle d’exploitation pour au moins deux raisons : dégager des bons revenus pour l’ensemble de la famille, les études des enfants et les loisirs, et réduire autant que possible le temps de travail par l’entraide ou la sous-traitance. Nous ne trayons plus le dimanche soir », explique Yvon Pouliquen.



Après la visite de l’exploitation, le temps des échanges avec les participants a été l’occasion de faire avancer quelques idées qui sont chères à l’organisation syndicale. Priorité des priorités, tout faire pour favoriser l’installation et stopper l’hémorragie de la chute du nombre d’agriculteurs dans le département. « Nous voulons des campagnes vivantes peuples d’agriculteurs nombreux », précise Joel kerglonou, membre de la liste Solidarité et force paysanne. Et de rajouter : « notre projet en faveur de l’installation nous conduira à veiller à accès plus facile aux moyens de production d’une part, à une réforme des conditions de cession et d’installation, d’autre part. »

Autre sujet qui a fait l’objet d’échanges nombreux, les aides. Et Joelle Huon, présidente de l’UDSEA d’affirmer : « nous souhaitons une répartition plus équitable des aides de la Pac tant qu’elles demeurent nécessaires. Toutefois, nous ferons tout pour reconquérir des prix rémunérateurs pour nos produits.”


Le Gaec du Stivel en quelques chiffres :

L’exploitation s’étend aujourd’hui sur 50 hectares de surface agricole utile.
Lait, 50 vaches.
Total de la référence laitière : 360 000 litres
Coût alimentaire : 45 euros pour 1 000 litres de lait.
Revenu (lait + élevage) : 155 euros pour 1 000 litres.
Montant de DPU : 400 euros par hectare
Taux d’endettement global du Gaec : 40 %


Prochains rendez-vous dans les exploitations :

Mardi 16 à Quimper (Alain Jacob – porc label rouge) ;
jeudi 18 à Landeleau (Jacques Dorval – Lait et cidre) ;
mardi 23 à Lanhouarneau (Marc Paugam – légumes biologiques) ;
mercredi 25 à Mellac (Jacques Gouyec – lait).medium_DSCF0017.JPG

11.01.2007

Thème 2. Faut-il continuer à aider l'agriculture et comment ?