20.01.2007

Invitation à la ferme. Marc paugam, installé en agriculture biologique depuis 1998

Ferme ouverte

L'UDSEA ouvre les portes de ses exploitations et invite ceux qui le souhaitent à appréhender sur le terrain le réalisme de ses propositions. L'occasion aussi d'échanger, de partager des expériences ou des réflexions sur le métier et le savoir-faire.
La présidente du syndicat, Joelle HUON, également tête de liste pour les élections à la Chambre d’agriculture à la fin de ce mois est heureuse, au nom de l’ensemble des candidats de vous inviter à la “ferme ouverte”, organisée mardi 23 janvier de 14h à 16h, sur l’exploitation de l’un des membres de la liste Solidarité et force paysannne.

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Marc Paugam, agriculteur Bio à Lanhouarneau
Liste Solidarité & Force Paysanne.
 
C’est l’exploitation de Marc Paugam à Lanhouarneau (quartier de Saint Velta, route de Saint-Derrien), qui sera le lieu de cette rencontre. Installé en agriculture biologique depuis 8 ans, Marc Paugam vous fera partager l'enthousiasme qui l’anime et expliquera comment il vit sa vie d’agriculteur…
L’exploitation, convertie en agriculture biologique depuis l’installation en 1998 s’étend sur 35 hectares : 10 hectares en légumes et maraîchage, 25 hectares en pâtures, céréales et betteraves pour les vaches allaitantes et leurs élèves.
Commercialisation : circuit long dans les structures bio, vente directe via l’organisation “les voisins bio”.
Fléchage sur place, à partir du bourg.
Tel 02 98 61 61 28.

18.01.2007

Du cidre au pays des Délices

Landeleau, 3 heures d'arrêt.. Déjà célèbre, mondialement (ou presque) par ses crêpes délicieuses*, la petite commune du centre Finistère accroît chaque jour sa notoriété grâce au cidre de Jacky et Soaz Dorval.
Un cidre fermier d'une qualité exceptionnelle que s'arrachent les heureux commerçants, restaurateurs et crêpiers des environs.

Depuis 1990, date à laquelle il s'est installé, Jacques Dorval a développé une activité cidricole sur son exploitation. De 3 000 bouteilles la première année, il en produit désormais 50 000 entre cidre et jus de pomme.


medium_Dorval.jpgSur les 33 hactares que compte l'exploitation, 5 sont consacrés au verger, les 28 autres hectares enherbés pour une production de 90 000 litres de lait.

L'activité de la ferme est aujourd'hui aux deux tiers consacrée à la transformation des pommes du verger. Ce sont 15 variétés de pommes différentes qui entrent dans la fabrication de cidre fermier de tradition, jus de pomme et autre jus de pomme pétillant. Toute la production est écoulée localement, à l'échelle du canton (Carhaix-Chateauneuf..), dans le réseau des professionnels des métiers de bouche ainsi que dans certains magasins de détail. Si la technique est partout identique, le cidre de Landeleau est apparemment plus sec que celui du pays de Fouesnant. Le Terroir ! Avis aux amateurs. Avec modération, toutefois. L'abus d'alcool... vous connaissez la suite.

La production laitière qui génère encore un tiers environ des revenus de l'exploitation a la particularité d'être "saisonnalisée". Fait assez exceptionnel pour être souligné, il n'y a pas de lait produit sur les mois de janvier et février, les vaches n'étant pas traites durant cette période qui est consommatrice du temps de l'exploitant pour la production de son cidre (opérations diverses de macération, pression, mise en cuverie...) qui débute en décembre.

L'exploitation de Jacques Dorval, devenue aujourd'hui principalement productrice de cidre, est un exemple de réussite sur un outil de taille modeste. En faisant le choix de la diversification et de la création sur place de valeur ajoutée, par la transformation, il fait la démonstration - thèse, développée par les candidats de la liste Solidarité et force paysanne - que le territoire finistérien peut permettre à des agriculteurs (nombreux) de bien vivre de leur travail.
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* Crêpes à la marque "Délices de Landeleau"

Thème 3 : Comment concilier agriculture et société ?


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Jeudi 18 janvier, 2 nouveaux rendez-vous

Ferme ouverte et conférence-débat, jeudi 18 janvier.

Ferme ouverte : 14h - 16h
L’UDSEA mène campagne, concrètement, sur le terrain.
L'occasion d'échanger, de partager des expériences ou des réflexions sur le métier et le savoir-faire...

La présidente du syndicat, Joelle HUON, également tête de liste pour les élections à la Chambre d’agriculture à la fin de ce mois est heureuse, au nom de l’ensemble des candidats de vous inviter à la “ferme ouverte”, organisée ce jeudi 16 janvier de 14h à 16h.

C’est l’exploitation de Jacques Dorval, dans le quartier Kervalen à Landeleau, qui sera le lieu de cette rencontre. Installé en production laitière et cidricole, Jacques Dorval fera partager l'enthousiasme qui l’anime et expliquera outre les particularités de sa production, comment il mène sa vie d’agriculteur.
L’exploitation : 33 ha, dont 5 ha de vergers et 28 ha de pâtures.
La production : 50 000 bouteilles de cidre et jus de pomme ; 90 000 litres de lait.
Fléchage sur place. Tel 02 98 93 87 39.


medium_vignettes.jpgLe même jour, conférence - débat : 20h30, ce jeudi 18 janvier à Saint-Thégonnec, salle des associations.
Tel 06 84 94 93 12.
Le sujet : L’agriculture bretonne : vers une nouvelle étape de développement.


L’intervenant : Louis-Pascal Mahé, Professeur émérite, Agrocampus/ ENSAR.
“Après la vision euphorique de l’agriculture bretonne des années 80 et même 90, un examen de conscience a quand même eu lieu au tournant de 2000.
On fait d’abord un retour sur le sens des grandes réformes récentes de politique agricole. On note que
« sens » veut dire à la fois la signification mais aussi la direction où vont les choses.
Un bref bilan des acquis et des faiblesses du complexe agroalimentaire breton est l’occasion de justifier des objectifs à long terme pour ce secteur, qui aient du sens pour l’intérêt collectif régional, et qui aillent au delà des performances techniques et quantitatives.
Le contexte des fondamentaux économiques et politiques et les perspectives ne militent pas pour un conservatisme agricolo-centré dans le choix de ces objectifs. Il y a une montée des risques qui sont amplifiés par les orientations bretonnes longtemps considérées comme indiscutables.
Une stratégie de réponse est possible. Elle se cale à la fois sur la préservation du cœur de l’appareil productif et sur sa diversification vers les créneaux en harmonie avec les évolutions économiques fondamentales. Elle doit aussi mieux s’intégrer dans le développement régional et trouver un équilibre, meilleur pour la région et accepté par le sagriculteurs, face aux ressources naturelles.
Les ajustements peuvent ne pas être considérables, mais ils doivent se faire. Les acteurs et les organisations agricoles doivent revoir leurs analyses et continuer leur révolution culturelle.”


L’occasion d’un tour d’horizon des solutions possibles pour l'agriculture et les agriculteurs, dans notre département.

17.01.2007

Aides publiques et revenus en agriculture

Dans le contexte de préparation des élections, la liste Solidarité et force paysannne du Finistère organisait à Plabennec une conférence sur le thème de l'emploi en agriculture. Mettant en avant son souhait de voir se développer les campagnes finistériennes avec un nombre élevé d'agriculteurs. "Plutôt 10 000 agriculteurs paysans que 3 000 agrimanagers". Ce n'est pas la tendance qui se dessine aujourd'hui. Alors, pourquoi ?
Trois questions étaient lancées d'entrée sous forme de provocation à l'auditoire :
1- Peut-on se passer de l'intervention des pouvoirs publics en agriculture ?
2- Les petites exploitations sont-elles la cause de tous les maux en agriculture ?
3- L'emploi agricole est-il l'ennemi de l'efficacité économique ?

medium_Bernard_Delord.jpgFace à une centaine d'agriculteurs, Bernard Delord, chercheur en économie agricole à l'INRA de Montpellier, présentait les résultats d'une étude commandée par le Ministère de l'agriculture en 2001.

Tous les pays développés soutiennent aujourd'hui leur agriculture. A ce titre, l'Europe et les Etats-unis se situent d'ailleurs approximativement au même niveau d'aide accordé à leur agriculture.
Les travaux du chercheur Montpelliérain démontrent que le rendement en volume augmente (productivité physique) avec la dimension de l'exploitation agricole et que donc l'économie d'échelle est possible sur ce plan là. Les revenus aussi augmentent avec la taille de l'exploitation. Revenus constitués d'aides. Si les aides sont retirées du montant des revenus, ceux-ci deviennent négatifs, quelle que soit la taille de l'exploitation. Ce qui démontre que " hors subventions, les grandes exploitations ne sont pas plus efficaces que les petites". Et que "dans le système actuel, les revenus élevés en agriculture viennent de subventions élevées. Ce sont les aides qui font la supériorité économique des grandes exploitations".

Indispensables à la survie de tous les types les exploitations, les aides de la politique agricole actuelle privilégient les grandes exploitations, celles qui créent le moins d'emplois. "Le système de répartition des aides est discutable et modifiable, par exemple, dans un sens plus favorable à l'emploi, à l'aménagement du territoire, au développement durable... Il s'agit là d'un choix que pourront faire les pouvoirs publics, les citoyens et les agriculteurs eux-mêmes".

Joelle Huon, tête de liste et présidente de l'Udsea ajoutait : " Nous militons pour des agriculteurs nombreux sur le département et pour une plus juste répartition des aides, plafonnées et liées à l'actif".

16.01.2007

Alain jacob, éleveur de porcs label rouge

Aux portes de Quimper, Alain Jacob, éléveur de porcs label rouge, accueille les candidats de la liste Solidarité et force paysanne.

medium_Photo_029.jpgAlain Jacob est producteur de porcs, naisseur-engraisseur depuis 32 ans. En 1999, toutefois, il décide de rechercher une solution de différenciation. Pour bien gagner sa vie et aussi pour être en accord avec ses valeurs.

Alors, plutôt que de faire le choix de l'agrandissement et de la production de masse, il entrevoit l'opportunité de créer de la valeur ajoutée par la qualité, tout en "désintensifiant". Il se lance dans la production de porcs charcutiers label rouge.
l'élevage aujourd'hui compte une soixantaine de truies. Pratiquement toute la descendance est élevée sur l'exploitation.

Le cahier des charges, bien sûr, comporte certaines contraintes. Aire paillée de 2,6 m2 minimum par porc avec parcours, pas de lisier, une alimentation pour l'essentiel à base de céréales, un âge minimum d'abattage de 182 jours (6 mois)...

La contrepartie lui semble aujourd'hui plus que bénéfique et l'homme est ravi de son choix. Il gagne bien sa vie (valorisation à + 30 centimes du kilo de viande par rapport à un porc élevé de façon conventionnelle), et en plus s'accorde davantage de temps libre. De 7 bandes, il est passé à une conduite d'élévage à 3 bandes.

45 des 60 hectares que compte l'exploitation sont ensemencés en cultures pour l'alimentation des animaux et l'aliment est produit sur place ce qui rend l'élevage très autonome. Sur ce point Joelle Huon, présidente de l'Udsea, souligne toute l'importance qu'il convient d'accorder à l'autonomie et la maîtrise du développement de son exploitation. Et de conclure "Cette forme d'exploitation, peu conventionnelle aux yeux de certains, est une solution évidemment très intéressante pour que demain s'installent et réussisent des agriculteurs qui souhaitent produire autrement, avec plus de valeur ajoutée. De tels projets sont tout à fait viables avec des moyens de productions modestes. Si nous sommes élus à la Chambre, nous ferons de l'installation une de nos priorités. Les campagnes finistériennes ne seront vivantes qu'avec des agriculteurs nombreux et non des agrimanagers installés sur des exploitations de type industriel qui n'auront de préoccupationque de produire toujours plus et moins cher, sans préoccupation des équilibres de marché."

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Ce soir mardi 16, Conférence débat : l'emploi agricole. Des agriculteurs nombreux pour des campagnes vivantes.

Intervenant Bernard Delord, INRA de Montpellier.

La présidente du syndicat, Joelle HUON, également tête de liste pour les élections à la Chambre d’agriculture à la fin de ce mois est heureuse, au nom de l’ensemble des candidats de vous inviter à une conférence-débat ce mardi 16 janvier à 20h30 à Plabennec, salle Marcel Bouguen. Tel 06 80 70 85 78.
Le sujet :
Des agriculteurs nombreux pour des territoires vivants
Quelles politiques agricoles européennes et régionales pour le maintien de l’emploi agricole ?

L’objetcif : mieux comprendre ensemble les enjeux et pouvoir s’exprimer sur les sujets de fond qui concernent le métier d’agriculteur et son avenir.
Bernard Delord, chercheur en économie à l’INRA de Montpellier traitera des questions suivantes :
Peut-on se passer de l’intervention des pouvoirs publics dans l’agriculture ?
L’emploi agricole est-il l’ennemi de l’efficacité économique ?
Les petites exploitations sont-elles la cause de tous les maux en agriculture ?

L’occasion d’un tour d’horizon des solutions possibles pour l’emploi-exploitant dans le Finistère.

Fermes ouvertes : 2 nouveaux rendez-vous

Fermes ouvertes

L'UDSEA ouvre les portes de ses exploitations et invite ceux qui le souhaitent à appréhender sur le terrain le réalisme de ses propositions. L'occasion aussi d'échanger, de partager des expériences ou des réflexions sur le métier et le savoir-faire... Au cours des prochaines semaines, plusieurs rendez-vous sont proposés.

La présidente du syndicat, Joelle HUON, également tête de liste pour les élections à la Chambre d’agriculture à la fin de ce mois est heureuse, au nom de l’ensemble des candidats de vous inviter aux opérations “ferme ouverte”, organisées cette semaine mardi 16 janvier et jeudi 18 janvier de 14h à 16h.

mardi 16 janvier.C’est l’exploitation d’Alain Jacob, 71 route du Brieux à Quimper qui sera le lieu de cette rencontre. Installé en production de porcs label rouge, Alain Jacob fera partager l'enthousiasme qui l’anime et expliquera outre les particularités de sa production, comment il mène sa vie d’agriculteur.
Fléchage sur place, Sortie Quimper Nord, Le Gourvily. Tel 02 98 95 32 85.

jeudi 18 janvier. C'est cette fois Jacques Dorval, dans le quartier Kervalen à Landeleau qui vous accueillera. sur son exploitation de production laitière et cidricole. L’exploitation : 33 ha, dont 5 ha de vergers et 28 ha de pâtures.
Production : 50 000 bouteilles de cidre et jus de pomme ; 90 000 litres de lait.
Fléchage sur place. Tel 02 98 93 87 39.

Prochaiusn rendez-vous la semaine prochaine à Lanhouarneau chez Marc Paugam, agriculteur bio (légumes et viande bovine), la mardi 23 et à Mellac, chez Jacques Gouiec, producteur laitier.

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