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13.01.2007
Le combat des légumiers Bio garde toute sa légitimité.
Réponse à Joseph Rousseau (producteur de légumes dans les Côtes d’Armor et Président du CERAFEL)
Contrairement aux propos du CERAFEL, les tribunaux n’ont pas tranché et les derniers jugements, rendus en sa faveur, ne font pas jurisprudence puisque les procédures n’ont pas été menées à leur terme.
Il est grand temps que l’Etat Français tranche ce contentieux comme lui demande la Cour de Justice Européenne et qu’il précise si oui ou non cette extension des règles s’applique également aux produits issus de l’Agriculture Biologique. La spécificité du Bio n’avait pas été mise en évidence lors de la création des comités de bassin. Ces institutions ont presque un demi-siècle d’existence et il n’est pas déraisonnable de penser que leurs textes puissent évoluer.
Peut-on admettre qu’un individu (ou un groupe de personnes) soit contraint d’adhérer à une structure qui, non seulement ne correspond ni à ses valeurs ni à ses objectifs, mais qui en plus nuit à ses intérêts ?
Par ailleurs, le CERAFEL est prêt à tout pour faire reconnaître la différence entre une « échalote » de semis hollandaise et une échalote plantée de tradition bretonne (on ne peut que lui donner raison sur ce point) mais il refuse autoritairement de reconnaître la différence entre un chou-fleur de culture conventionnelle et un chou-fleur de culture Biologique ! Il y a vraiment deux poids deux mesures.
Aujourd’hui, à Saint-Pabu dans le Nord-Finistère, une exploitation Bio est en péril ; les trois associés, dont un jeune installé, ne pourront pas avancer la somme réclamée pour pouvoir continuer à se défendre devant les tribunaux. Un appel à contribution est lancé pour collecter les fonds suffisants. Contact : mab29@nerim.fr
Au delà des textes et des chiffres, il est important de considérer ce conflit sur le plan humain afin que les deux camps puissent en sortir par le haut.Marc Paugam, agriculteur Bio à Lanhouarneau
Liste Solidarité & Force Paysanne.
19:40 Publié dans Agriculture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agriculture, bio, biologique, légumes, legumes, cerafel, Udsea
12.01.2007
Installation en agriculture. L’Udsea du Finistère en fait sa priorité
Jeudi 11 janvier à Chateaulin, la liste Solidarité et force paysanne en campagne dans le cadre des élections pour la présidence de la Chambre d’agriculture du Finistère organisait une conférence-débat, sur un thème qui lui est cher, l’installation en agriculture. L'occasion de mettre en avant ses idées et de recueillir l’expérience menée en Loire-Atlantique.
André Parage, président de l’Adaséa 44 de 2001 à 2005 a présenté les résultats de la politique volontariste qu'il a menée en faveur de l’installation. Les chiffres sont éloquents. Quand le Finistère installe 100 exploitants en 2006, la Loire-Atlantique en installe environ 170.
De nombreuses mesures ont été mises en place :
- Critères de redistribution en faveur prioritairement de l’installation, dans le projet Agricole Départemental (PAD) ; cela concerne les droits à produire (quotas laitiers, PMTVA...).
- Priorité de rang 1 à l’installation aussi dans le schéma des structures pour l’exploitation des terres agricoles.
- Installation de Commissions Cantonales de Transmission-Installation, avec pour objectifs de faciliter la tansmission et accompagner cédants et repreneurs.
- Création d’un réseau de tuteurs qui interviennent dès l’amont du projet d’installation.
- Activation permanente du Repéroire départ-installation. Dès l’âge de 50 ans, les agriculteurs sont approchés en vue d’évoquer la transmission de leur exploitation.
- Création de Points info, gérés par la Chambre d’agriculture et l’Adaséa, pour accueillir les porteurs de projets.
- Partenariat avec le Conseil général de Loire Atlantique qui accorde, à ceux qui ne peuvent bénéficier de dotations JA, aides, prêst bonifiés, accès à droits à produire.
Des solutions qui peuvent s’adapter parfaitement au contexte finistérien. Le sujet a suscité des questionnements pour des compléments pratiques. Preuve s’il en est que le sujet concerne les agriculteurs et pas seulement. L’occasion de rappeler que c’est avec un nombre important d’agriculteurs installés dans les campagnes, que nos villages seront encore bien vivants.
Un dossier par ailleurs à suivre de près, celui qui concerne les "éleveurs Plorinois". Un projet semble en effet se faire jour de création d'en centre de sockage de déchets sur leur commune, entrînant des conséquences sur l'exploitation du foncier agricole avoisinant ainsqui que sur les possibilités d'installation ou encore les récentes installations intervenues sur ce territoire. A ce jour, toutefois, aucun dossier n'a été déposé. Dès qu'il en sera pris connaissance officiellement, l'Udsea se rapprochera des élus actuels de la chambre et du Conseil général qui ont en charge la recherche de centres de déchets sur le département, afin d'étudier avec précision la requête formulée en particulier par les jeunes exploitants du secteur.
Prochaine conférence : mardi 16 janvier, 20h30, à Plabennec : “Des agriculteurs nombreux sur des territoires vivants. Pourquoi il est nécessaire de préserver l’emploi des agriculteurs.”
15:50 Publié dans Agriculture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agriculture, bio, biologique, légumes, legumes, cerafel, Udsea
Mardi 16 janvier, 2 nouveaux rendez-vous !
Ferme ouverte et conférence-débat, mardi 16 janvier.
Ferme ouverte : 14h - 16h
L’UDSEA mène campagne, concrètement, sur le terrain.
L'occasion d'échanger, de partager des expériences ou des réflexions sur le métier et le savoir-faire...
La présidente du syndicat, Joelle HUON, également tête de liste pour les élections à la Chambre d’agriculture à la fin de ce mois est heureuse, au nom de l’ensemble des candidats de vous inviter à la “ferme ouverte”, organisée dans le secteur de Quimper, mardi 16 janvier de 14h à 16h.
C’est l’exploitation d’Alain Jacob, 71 route du Brieux à Quimper qui sera le lieu de cette rencontre. Installé en production de porcs label rouge, Alain Jacob fera partager l'enthousiasme qui l’anime et expliquera outre les particularités de sa prodction, comment il mène sa vie d’agriculteur.
Fléchage sur place, Sortie Quimper Nord, Le Gourvily. Tel 02 98 95 32 85.

Le même jour, conférence - débat : 20h30
L’UDSEA mène campagne sur le terrain.
Mardi 16 janvier à 20h30 à Plabennec, salle Marcel Bouguen. Tel 06 80 70 85 78.
Le sujet : Des agriculteurs nombreux pour des territoires vivants
Quelles politiques agricoles européennes et régionales pour le maintien de l’emploi agricole ?
L’objetcif : mieux comprendre ensemble les enjeux et pouvoir s’exprimer sur les sujets de fond qui concernent le métier d’agriculteur et son avenir.
Bernard Delord, chercheur en économie à l’INRA de Montpellier traitera des question suivantes :
Peut-on se passer de l’intervention des pouvoirs publics dans l’agriculture ?
L’emploi agricole est-il l’ennemi de l’efficacité économique ?
les petites exploitations sont-elles la cause de tous les maux en agriculture ?
L’occasion d’un tour d’horizon des solutions possibles pour l’emploi-exploitant dans le Finistère
15:25 Publié dans Agriculture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agriculture, bio, biologique, légumes, legumes, cerafel, Udsea
Les pêcheurs à pied rejoignent l'Udsea
Raymond Le Goff, pêcheur à pied professionnel, 52 ans, de Plonéour-Lanvern.
Le Finistère est le premier département côtier de France avec près de 800 Km de côtes sur 118 communes littorales (pour un total de 283 communes). Les activités du milieu littoral sont en relation très étroites avec ce qui se passe sur le milieu terrestre.
Nous sommes des paysans de la mer, et nous sommes confrontés, comme tous les autres acteurs du secteur primaire aux évolutions de la société. Pêcheur à pied professionnel, je cotise à la MSA (Mutualité Sociale Agricole) et suis inscrit comme actif agricole sur les listes électorales de la chambre d’agriculture. Tout comme les ostréiculteurs, les parqueurs, les cueilleurs d’algues, les mytiliculteurs…
Je gagne ma vie en arpentant, par tous les temps (ou presque), les côtes pour ramasser des coquillages que je revends ensuite.
La profession est confrontée à des problématiques qui ressemblent étrangement à celles des "paysans terrestres".
Nous subissons aussi la mondialisation dans les échanges commerciaux, nous avons des contraintes environnementales et réglementaires et, tout comme les paysans de la terre, nous avons un développement du schéma productiviste comme modèle de société. A ces problèmes se rajoutent des problèmes spécifiques au milieu maritime comme notamment la pression du foncier, la concurrence dans l’occupation du milieu public maritime et, pas des moindres, la dégradation des milieux naturels du fait des activités terrestres. Nous sommes aussi parfois accusés, à tort, de dégrader les écosystèmes et les ressources naturelles.
Notre économie littorale a perdu plus des trois quart de ses acteurs économiques en 20 ans, par reconversion ou arrêt d’activité faute de repreneurs. Au nom de l'udsea et de la liste solidarité et force paysanne, je m'en fais aujourd'hui le défenseur. C'est une composante essentielle de l’attractivité du domaine côtier qui par ailleurs favorise les échanges entre urbains, rurbains et ruraux, quand sur les marchés ou à la ferme les produits de la mer côtoient les produits de la terre.
Nous voulons être représentés dans les instances qui décident de ce que sera notre avenir, et pour appeler les voix de tous les paysans de la mer qui traditionnellement ne votent que très peu à ces élections.
11:20 Publié dans Agriculture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agriculture, bio, biologique, légumes, legumes, cerafel, Udsea
Yvon Pouliquen, producteur laitier, bien dans sa peau et sur son exploitation
L’UDSEA dans les campagnes
Visite du Gaec du Stivel (Saint-Thégonnec)
Yvon Pouliquen, 50 ans, vice-président de l'UDSEA. producteur de lait à Saint-Thégonnec (50 Vaches laitières, 50ha)
Les frères Pouliquen, installés au Herlan à Saint-Thégonnec, ont ouvert jeudi 11 janvier les portes de leur exploitation Une cinquantaine de personnes étaient présente. L’occasion pour l’hôte, vice-président de l’UDSEA du Finistère de faire appréhender concrètement sur le terrain le réalisme et l’efficience des idées qu’il défend dans le syndicat. Une exploitation gérée avec efficacité et rentabilité. Et un état d’esprit moderne.
« Nous avons choisi ce modèle d’exploitation pour au moins deux raisons : dégager des bons revenus pour l’ensemble de la famille, les études des enfants et les loisirs, et réduire autant que possible le temps de travail par l’entraide ou la sous-traitance. Nous ne trayons plus le dimanche soir », explique Yvon Pouliquen.
Après la visite de l’exploitation, le temps des échanges avec les participants a été l’occasion de faire avancer quelques idées qui sont chères à l’organisation syndicale. Priorité des priorités, tout faire pour favoriser l’installation et stopper l’hémorragie de la chute du nombre d’agriculteurs dans le département. « Nous voulons des campagnes vivantes peuples d’agriculteurs nombreux », précise Joel kerglonou, membre de la liste Solidarité et force paysanne. Et de rajouter : « notre projet en faveur de l’installation nous conduira à veiller à accès plus facile aux moyens de production d’une part, à une réforme des conditions de cession et d’installation, d’autre part. »
Autre sujet qui a fait l’objet d’échanges nombreux, les aides. Et Joelle Huon, présidente de l’UDSEA d’affirmer : « nous souhaitons une répartition plus équitable des aides de la Pac tant qu’elles demeurent nécessaires. Toutefois, nous ferons tout pour reconquérir des prix rémunérateurs pour nos produits.”
Le Gaec du Stivel en quelques chiffres :
L’exploitation s’étend aujourd’hui sur 50 hectares de surface agricole utile.
Lait, 50 vaches.
Total de la référence laitière : 360 000 litres
Coût alimentaire : 45 euros pour 1 000 litres de lait.
Revenu (lait + élevage) : 155 euros pour 1 000 litres.
Montant de DPU : 400 euros par hectare
Taux d’endettement global du Gaec : 40 %
Prochains rendez-vous dans les exploitations :
Mardi 16 à Quimper (Alain Jacob – porc label rouge) ;
jeudi 18 à Landeleau (Jacques Dorval – Lait et cidre) ;
mardi 23 à Lanhouarneau (Marc Paugam – légumes biologiques) ;
mercredi 25 à Mellac (Jacques Gouyec – lait).
10:45 Publié dans Agriculture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agriculture, bio, biologique, légumes, legumes, cerafel, Udsea
11.01.2007
Thème 2. Faut-il continuer à aider l'agriculture et comment ?
10:10 Publié dans Agriculture | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Chambre d'agriculture, Confédération paysanne, agriculture, bio, biologique, légumes, legumes
10.01.2007
La Pac dans la mêlée...
Pavé dans la mare : "Les aides euopéennes à l'agriculture ne sont pas légitimes telles qu'elles sont attribuées aujourd'hui."
les propos sont de Samuel Féret, sociologue qui était l'invité hier de l'UDSEA à Briec.
Sans détour devant un par-terre fourni d'agriculteurs, l'animateur du Réseau Agriculture Durable a, d'entrée, donné le ton de son intervention : le soutien actuel à l'agriculture (Droit à paiment unique) n'est pas durable dans le temps car illégitime aux yeux de la société. D'autres choix sont, selon lui, possibles pour mieux faire accepter ces aides, pour soutenir le revenu des agriculteurs et pour prendre en compte l'environnement.
La réforme de 2003 a instauré à la place des montants compensatoires, un régime de paiement unique. les aides sont découplées et le paiement unique est possible sans produire. La france est restée sur le modèle de la référence historique soit la logique de l'ancienne PAC et non dans la logique de l'aide au revenu. Dans le même temps, d'autres pays ont fait des choix différents, de mutualisation ou de régionalisation, de redistribution d'une partie du budget sur la base de mesures agroenvironnementales ou de qualité.
2013 n'est pas la date annoncée de la fin des aides Pac. Mais qu'en sera-t-il ? Irons-nous vers une simplification fofaitaire des aides ? une ventilation au profit du 2ème pilier ? une suppression des quotas laitiers ? Mettrons-nous le développement rural au coeur de la future Pac ?
Il est possible d'intervenir dans une Pac modifiée sur une modulation des aides, sur leur plafonnement à l'exploitation et /ou à l'actif, sur l'attribution d'aides au titre du développement rural...
18:25 Publié dans Agriculture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agriculture, bio, biologique, légumes, legumes, cerafel, Udsea
Ferme ouverte. L'UDSEA bien dans ses bottes
l'UDSEA en campagne sur le terrain.
Près d'une soixantaine d'agriculteurs remplissaient hier le hangar de Jean-Yves et Michel Conq à Plouguin pour écouter ce dernier présenter leur Gaec avec verve. L'homme est un excellent orateur... et... un peu comédien (dans une troupe de théâtre en breton). Installés en Gaec depuis 24 ans, les 2 frères partagent leur travail entre un atelier de 30 vaches laitières et un atelier de porcs (naisseur-engraisseur) de 60 truies... Le tout sur une surface de 38 hectares.

Cette rencontre était l'occasion pour l'UDSEA de permettre à chacun d'appréhender, sur le terrain le réalisme de ses propositions. L'occasion aussi d'échanger, de partager des expériences et des réflexions sur le métier et le savoir-faire des uns et des autres.
Michel Conq, par ailleurs bretonnant, vit son métier avec passion. Et son enthousiasme est communicatif. l'homme a su trouver son équilibre entre le travail sur l'exploitation et ses activités en dehors. "Notre but principal n'est pas de produire des volumes ou d'atteindre des niveaux de performance technico-économique inégalés. Nous avons fait le choix de vivre en famille au plus près de nos enfants et de nous investir dans la vie citoyenne et associative de la commune (Plouguin)."
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"Nous soutenons la liste Solidarité et force paysanne présentée par l'UDSEA parce que'lle reprend nos idées et défend, comme nous, le projet d'un milieu rural vivant, avec le maximum d'actifs exploitants répartis sur le territoire."
16:40 Publié dans Agriculture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agriculture, bio, biologique, légumes, legumes, cerafel, Udsea
08.01.2007
Conférence-débat. Les aides de la PAC.
Invitation
Ce mardi 9 janvier l'UDSEA vous invite non seulement à une "ferme ouverte" à Plouguin (cet après-midi à 14h) mais aussi à une conférence-débat dans la soirée afin de mieux comprendre les aides PAC.
Aiujourd'hui elles sont indispensables pour assurer le revenu des agriculteurs. Qu'adviendra-t-il lorsqu'en 2013 elles n'existeront plus ? Pourra-t-on vivre demain en agriculture sans les aides? Si oui, comment ? Doit-on changer la donne ?... Il est assurément posible de répartir différtemment les aides pour plus d'équité.
Sur le sujet, l'UDSEA a des projets pour les agricultueurs du Finistère. Ce sera l'occasion d'en débattre.
Rendez-vous à 20h30 salle Arthémuse à Briec.
22:40 Publié dans Agriculture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agriculture, bio, biologique, légumes, legumes, cerafel, Udsea
Bio et Cerafel. Le conflit
Marc Paugam, agriculteur Bio à Lanhouarneau
Liste Solidarité & Force Paysanne.
Le conflit qui oppose depuis de longues années le (Comité économique régional des fruits et légumes de bretagne (CERAFEL) aux producteurs bio empoisonne la zone légumière bretonne par son coût économique et humain.
En marge du système dominant, l’Agriculture Biologique s’est progressivement développée et structurée partout en France.
Le CERAFEL, à qui fut confiée la gestion des fruits et légumes en Bretagne, n’a jamais participé à l’organisation de cette filière, bien au contraire. Il prétend tout de même lui imposer son extension des règles.
De manière légitime, l’ensemble de la filière Bio refuse de confier sa gestion à un organisme à 99% conventionnel. C’est pourquoi la grande majorité des légumiers et maraîchers Bio refusent de cotiser au CERAFEL, préférant financer des structures spécifiquement Bio.
Et depuis plus de 15 ans, le CERAFEL engage des procès pour ce motif, réclamant des sommes exubérantes (ex : 10%/ha du chiffre d’affaires en choux-fleur) sur des surfaces et des tonnages estimés, approximatifs et parfois inexistants.
Cet acharnement judiciaire coûte cher à tout le monde, dans une zone légumière qui aurait bien d’autres problèmes à régler.
Il s'agit là vraiment d'un gâchis économique, car avec une telle épée de Damoclès, la production de légumes Bio stagne en Bretagne, alors que ce secteur est en plein essor ; d’autres pays mieux aidés et d’autres régions, moins sujettes à de telles tracasseries, se développent et nous concurrencent sur nos propres productions.
De plus, les OP SICA et UCPT ont monté à grand frais leurs propres structures Bio qui ne sont que copiages et doublons de ce qu’a déjà construit de son côté la filière Bio. Ces investissements coûteux et inutiles ne servent qu’à donner le change dans cette interminable bataille juridique. C’est aussi un moyen cynique de diviser le mouvement Bio.
Cette guerre d’usure est avant tout un drame humain. Aujourd’hui, des voisins se brouillent, des familles se déchirent… Jusqu’où mènera ce harcèlement ? A l’heure actuelle, une ferme est menacée de faillite car elle ne pourra pas provisionner la somme réclamée pour pouvoir aller en cassation.
N’y a-t-il pas mieux à faire dans la zone légumière que de financer sans fin ces procès coûteux et stériles ? Faisons en sorte que le respect d’autrui, le bon sens et la volonté de construire une agriculture ambitieuse et durable mettent un terme à ce conflit coûteux et stérile.
L’UDSEA s’est engagée dans cette campagne à soutenir la filière Bio, afin que sa spécificité soit reconnue et qu’elle puisse sereinement construire son avenir.
12:45 Publié dans Agriculture | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : agriculture, bio, biologique, légumes, legumes, cerafel, Udsea







