06.01.2007

Rendez-vous avec l'avenir...

Dès mardi prochain 9 janvier 2007, la liste Solidarité et force paysanne donne rendez-vous à tous ceux qui veulent en savoir davantage sur les idées et projets du mouvement syndical UDSEA - Confédération paysanne.
Les candidats vous invitent à venir les rencontrer à l'occasion de "fermes ouvertes" en après-midi ou encore de soirées avec conférence et débat sur des thèmes de préoccupation pour les agriculteurs finistériens.
Ils vous expliqueront comment il est encore possible d'agir et combien il est important pour chaque agriculteur de reprendre en main son avenir.

Premiers rendez-vous, ce mardi prochain 9 janvier :

- Ferme ouverte de 14h à 16 à Plouguin, dans l'exploitation Conq (en production laitière et porcine) ou Michel Conq vous racontera se vie d'agriculteur... et pas seulement.
Renseignements : 02 98 89 26 48

- Conférence à 20h30, salle Arthémuse à Briec sur le thème de la répartition des aides Pac. Intervenant Samuel Féret, économiste.
Renseignements : 06 03 41 15 39 / 06 60 31 31 88


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Commentaires

Bonjour, c'est la première fois que je vais voter pour la Chambre d'Agriculture et je me pose beaucoup de question sur les différents syndicats.

Pour la Confédération Paysanne du Finistère, j'aimerais savoir votre position sur un évènement qui m'a beaucoup choqué datant du 30 juillet dernier.
Comment peut on, en temps qu' ancien porte parole d'un syndicat national d'agriculteurs qui prône l'installation, avoir eu l'idée d'aller détruire une parcelle entière de maïs (qu'il soit OGM ou pas) chez un jeune agriculteur et surtout de le mettre dans une situation économique désastreuse. La question de l'OGM se pose, mais est ce bien la bonne solution de détruire le bien de nos collègues agriculteurs.
J'espére que l 'UDSEA du Finistère ne cautionne pas ce genre d'action de "faucheurs volontaires d'agriculteur".

Ecrit par : Marie | 08.01.2007

Réponse à Marie.

Marie,
Bonjour.


Votre question nous interpelle.
Comment répondre simplement à votre question qui porte sur le sujet complexe des OGM. Évidemment, nous ne pouvons accpeter que l'on vienne saccager et détruire notre propre récolte. Et nous regrettons fortement ces comportements.

Au-delà toutefois de l'intérêt particulier de ce jeune agriculteur, se pose la question plus large des OGM et de leurs conséquences en agriculture. Nous pourrions aussi nous poser la question de la rentabilité de telles cultures étant donné les débouchés très peu importants aujourd'hui pour les produits ayant subi des transgénèses. produits refusés mojoritairement par les transformateurs et les consommateurs.

Revenons sur le fond de la question : notre position est guidée par la crainte de perte d'autonomie des exploitants vis-à-vis des firmes (semencières pour la plupart) fournissant l'agriculture. Nous voulons éviter la concentration du pouvoir à l'extérieur de l'exploitation, autrement dit la perte d'indépendance, conséquence de situations oligopolistiques sur les marchés des fournitures à l'agriculture. Pour cette raison, nous ne sommes pas favorables au développement des cultures OGM.
Et que dire des conséquences non maîtrisées, non prévisibles à terme sur les modifications des écosystèmes.

Nous pourrions aussi signaler que par essence les cultures de produits OGM se font sur de grandes surfaces, de type industriel, en monoproduction, à des lieues de nos priorités qui au contraire prônent la libération du foncier en faveur de l'installation et de la vitalité d'un monde rural peuplé d'agriculteurs nombreux.

Ecrit par : Joelle huon, présidente de l'UDSEA répond à Marie | 10.01.2007

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