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04.01.2007

Thème 1 : Que faire pour favoriser l'installation des jeunes ?



Commentaires

COMMENT FAIRE FUIR LES JEUNES A PLOURIN LES MORLAIX ?

Tous les syndicats agricoles prônent plus ou moins l’installation des Jeunes Agriculteurs.
Que dire d’une exploitation laitière de 340 000 L sur 100 ha d’un seul tenant destinée à un projet privé de méga décharge sur Plourin lès Morlaix ?
Où est la défense de l’installation ? Nous sommes surpris du manque de réactions de la part des syndicats.

Favoriser l’installation est nécessaire, mais pérenniser les exploitations existantes est également primordial. En effet, l’implantation d’une méga décharge détruirait toute activité agricole aux alentours.
Quelle avenir préparez vous à la douzaine de JA installés dans un rayon proche au cours des 10 dernières années ?
Comment séduire les jeunes et leur donner envie de s’installer face à cette méga décharge ?

Le groupe d’éleveurs plourinois

Ecrit par : le groupe d'éleveurs plourinois | 04.01.2007

Que pensez-vous des propos tenus récemment par la commissaire européenne à l'agriculture, qui estime que les agriculteurs vont devoir trouver un revenu d'appoint avec la baisse des subventions ?

Ecrit par : matthieu | 04.01.2007

Vous nous parler de projets atypiques que l'on ne laisse pas s'exprimer, mais je me pose la question de savoir de quoi vous parler? Aujourd'hui dans le Finistère, on peut trouver des jeunes qui s'installent en "conventionnelles", en production biologique, en circuit court, en pluri actif voir en installation progressive, que ce soit avec ou sans les aides, alors expliquer moi qu'elles sont vos projets de nouvelle génération?

Ecrit par : Jean Louis | 04.01.2007

Réponse au groupe d'éleveurs plourinois

Messieurs,
Bonjour.

Merci de nous alerter sur ce problème.
A notre connaissance, aucun dossier n'a été à ce jour déposé. Il nous paraît dès lors encore prématuré de nous prononcer sur le fond. Votre crainte est toutefois compréhensible ; elle demeure cependant assez floue, comme sont mal connues les conséquences de cette installation sur l'exploitation du foncier dans les alentours. la problématique semble par ailleurs à considérer sur un plan plus large que simplement communal.
En CDOA, malgré cela, plusieurs candidats se sont portés acquéreurs de foncier en proximité de cette décharge. Ils n'ont sans doute pas le même avis que vous sur le sujet.
Nous suivons de près par ailleurs les recherches effectuées à ce jour par le Conseil général du Finistère et la Chambre d'agriculture qui participent activement à la recherche de sites pouvant accueillir ces déchets.

Par ailleurs, faisant de l'installation yune de nos priorités, nous serons attentifs à permettre l'entrée en agriculture de jeunes et moins jeunes pour que les campagnes soient vivantes et peuplées d'agriculteurs nombreux.

Nous serons ravis d'en échanger avec vous lors de l'un de nos rendez-vous dans le secteur : ferme ouverte ce jeudi au Gaec du Sivel à Saint Thégonnec (14h-16h) ou conférence-débat le 18 janvier à 20h30 à Saint-Thégonnec encore.

A votre écoute, sincèrement.

Ecrit par : Joelle Huon, présidente de l'UDSEA, répond au groupe d'éleveurs plourinois. | 05.01.2007

Réponse à Matthieu

Mathhieu,
Bonjour.

De toute évidence, plus qu'un pavé dans la mare, les propos de la commissaire euopéenne à l'agriculture, Madame Böhl, résonnent comme une provocation. Les agriculteurs dont les conditions de travail, la durée de travail et ausussi les revenus ne sont pas à la hauteur du modèles social européen, méritent une toute autre considération.

Toutefois, elle souligne le poids des aides à l'agriculture dans le budget européen et aussi le fait que Bruxelles a fait le choix en 2003 de revenus agricoles constitués essentiellement d'aides. Des aides allouées pour compenser les baisses de prix acceptées avec pour objectif de lutter, contre les pays à coûts de production bas.

Or les revenus des agriculteurs passent par les aides, assûrément. il devrait aussi et surtout passer par des prix rémunérateurs pour nos produits.
Le budget agricole européen disponible pour la France va au mieux demeurer constant et plus vraisemblablement diminuer du fait de l'entrée cette année encore de 2 nouveaux Etats membres (Europe à 27). C'est sans compter sur l'échéance de 2013...

Dès lors, nous demandons de revenir à la notion fondamentale de préférence communautaire, seule capable de permettre un équilibre entre l'offre et la demande sur les marchés des produits agricoles.

A votre écoute, sincèrement.

Ecrit par : Joelle Huon, présidente de l'UDSEA, répond à Matthieu. | 08.01.2007

Réponse à Jean-Louis

Jean-Louis,
Bonjour.

Vous avez raison de le souligner, aujourd'hui il y a une pluralité d'installations Que cela soit en conventionnel, en bio, en circuits courts... Et nous en sommes heureux.

Nous faisons néanmoins le constat que nombre de porteurs de projets non conventionnels éprouvent les plus grandes difficultés à trouver une assise foncière pour mettre en oeuvre leur production.
Notre souhait est de favoriser l'accès au foncier. C'est entre autre possible en apportant des modifications au Schéma départemental des structures et des suppressions de barêmes du type demi-SMI.

L'installationen agriculture est pour nous prioritaire. Nous ne souhaitons pas que les campagnes se désertifient. Nous ne souhaitons pas que se poursuivent les courses à l'agrandissement, etc.

Nous demeurons à votre disposition pour en échanger à l'occasion de nos diverses rencontres dans les jours prochains, sur le terrain dans les fermes ou lors de nos rencontres débats. Pour tout renseignement sur les événements à venir 02 98 52 48 29.

A votre écoute, sincèrement

Ecrit par : Joelle Huon, présidente de l'UDSEA, répond à Jean-Louis. | 09.01.2007

Réponse à Jean-Louis


Il reste difficile de s’installer sur des projets "atypiques", en marge du système productiviste dominant.
En Bio, par exemple, les installations stagnent alors que d’autres pays ont compris l’intérêt de ce mode de production et utilisent les fonds européens pour développer de réelles filières Bio.
L’accès au foncier constitue un problème récurrent. En Bretagne, les procès du CERAFEL contre les producteurs de légumes Bio sont encore un frein regrettable (cf : autres articles sur ce Blog).
Il y a également un réel manque de volonté de la part de la Chambre d’Agriculture en place. J’en veux pour preuve la page sur le Bio du dernier numéro de la revue TERRA. Son contenu est totalement obscur et ne retranscrit pas du tout les propositions de la filière Bio sur le sujet abordé. On voudrait décourager tout agriculteur de s’intéresser à ce mode de production qu’on ne s’y prendrait pas autrement !
Cela est tout à fait dommageable dans un contexte économique favorable caraxctérisé par une consommation de produits biologiques en pleine progression. Plutôt que de favoriser l'installation ou la conversion, la principale réponse apportée pour satisfaire la demande est malheureusement l’importation. La Ferme France est en train de rater un virage important en restant sur un schéma agricole productiviste.

Marc Paugam, Lanhouarneau
Liste Solidarité et Force Paysanne

Ecrit par : Marc Paugam répond à Jean-Louis | 15.01.2007

L'agriculture bretonne représente l'un des secteurs économiques les plus dynamiques de notre région. (quelques 70 000 personnes travaillent dans le milieu agricole et presqu'autant dans l'activité agro alimentaire qui en découle).
La Bretagne, première région agricole française, se trouve confrontée à une évolution démographique conséquente avec près de 11 000 départs en retraite d’ici 2012.

Afin de maintenir la dynamique économique de la Bretagne, il nous faut relever le défi du renouvellement des générations en Agriculture.
Renouveler les générations signifie pour les JA Bretagne, installer des jeunes formés, expérimentés, avec des projets viables d'un point de vue économique, social et environnemental, quelque soient les modes de production et de commercialisation des produits choisi .

La diversité de l’agriculture en Bretagne répondra aux besoins des consommateurs en terme qualitatif et quantitatif.

Le profil des candidats à l’installation a évolué ces dernières années. On retrouve de plus en plus de jeunes non issus du milieu agricole. Il est donc nécessaire d’adapter l’accès au métier et de moderniser le parcours à l’installation.

La première condition pour motiver des jeunes à choisir le métier et à s’installer durablement en agriculture est de pouvoir leur permettre d’avoir un réel revenu de leur travail. Le parcours aidé national reste à l’heure actuel le meilleur moyen de pérenniser les installations puisque 91 % des jeunes installés exercent encore leur métier après 10 ans d’installation.

Ecrit par : JA Bretagne | 18.01.2007